Il est relativement fréquent de voir les sculptures de la ville décorées ou mises en scènes par des inconnus qui ont trouvé ça drôle. Certains pensent que c'est du vandalisme. Je me souviens avoir eu cette discussion avec François Odermatt, collectionneur d'œuvres d'art, à qui appartient cinq des 15 sculptures de l'artiste Ju Ming exposées à Montréal. La statue Taichi Single Whip était revêtue d’un chandail géant des Canadiens entièrement cousu à la main, au nom de Price, le gardien de but. C'était en avril dernier, lors la Coupe Stanley de Hockey.
Crédit photo : La Presse
Cette intervention a soulevé un grand débat, notamment sur le droit de transformer une œuvre d'art public pour une cause comme le sport. Une journaliste - pour ne pas dire Marie-Claude Lortie - s'en est même indignée. Mais pour le propriétaire de la sculpture, ce fût son heure de gloire. « Personne ne s'était intéressé à cette sculpture, puis en une semaine, elle est dans tous les journaux de la presse, à la télévision, à la radio. Les gens viennent tous les jours se faire photographier devant la statue, ils adorent ça, et moi aussi !»



2 commentaires:
Je trouve que l'art est quelque chose de vivant...on l'oublie trop souvent. Une statue déguisée ou même taggée (attention sacrilège...), je trouve ça parfois horrible, parfois merveilleux. Mais cela reste un art...nouveau.
Tant que c'est fait dans les respect de l'oeuvre d'origine, oui. Le tag peut être un concept très intéressant, mais sur une statue publique, je suis moins d'accord !
Enregistrer un commentaire